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Quand Offenbach composait Les Contes d’Hofffmann il n’anticipait pas que son grand opéra devienne à la fois un tel succès et un tel casse-tête.
Après 7 ans de travail il laissa son œuvre inachevée ce qui se révèle un défi monstrueux pour quiconque essaye de le produire.
De nombreux compositeurs ont réécrit et réarrangé ce qu’ils ont revendiqués comme les intentions premières du maître et depuis des spécialistes et musicologues présentent leur version critique jusqu’à ce que de nouvelles pages de la partition réapparaissent. Plusieurs de ces pages furent découvertes au château de Cormatin ancienne propriété de Raoul Gunsbourg, directeur de l’opéra de Monte-Carlo, qui « réorganisa » l’acte de Giulietta et en composa même quelques nouveau passages.
Si toutes les partitions d’Hoffmann devaient être présenté ce serait une soirée sans fin.
Pour nous cet opéra est un labyrinthe. Quand une porte ou fenêtre s’ouvre c’est pour nous mener dans la direction opposée. On se retrouve à gravir des escaliers qui ne mènent nul-part. Et si c’était Offenbach lui-même qui nous faisait tourner en rond en cachant des parties de partition et en volant des rôles aux chanteurs ? Après tout la plus fameuse mélodie des Contes d’Hoffmann, La Barcarolle, ne vient-elle pas des Fées du Rhin?
Nous commençons l’opéra avec une partie du discours qu’Henri Meilhac avait prononcé lors du dévoilement du buste d’Offenbach. Pendant que le public vient lui rendre hommage la statue prend vie suivie par les muses. Ensemble ils suivent Hoffmann à travers un périple qui deviendra l’un des plus aimé du répertoire d’opéra Français.
Les Contes d’Hoffmann sont ils des rêves ou des cauchemars ? Ils sont certainement remplis de rire, de drame et de spectacle. Ils sont avant tout un voyage dans l’inconscient d’un compositeur qui essaye de trouver l’amour en composant son ultime chef d’œuvre.