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ARABELLA ou « L'apocalypse joyeuse »

L'opéra Arabella nous apparaît comme une œuvre psychologique sur les états d'âme de la fin d'une époque. À travers ses différents personnages le livret expose des comportements hystériques, obsessionnels et des personnalités dépendantes ou en rupture. Nous avons choisi de placer l'action à l'aube de la première guerre mondiale, dans ce que Hermann Broch appelait « L'apocalypse joyeuse », un curieux mélange de « monde d'opérette» et de pessimisme.

Les personnages obsédés par leur désir de vouloir connaître ou contrôler leurs futurs nous a incité à effectuer un télescopage du temps – quand l'histoire personnelle rejoindra la grande histoire. Mais les cartes ne sont pas toujours jouées comme on le pense. Dans sa quête d'affranchissement de sa famille et son désir d'un futur Arabella distingue l'homme qu'il faut de l'homme qu'il lui faut : « Der Richtige ».

Au seuil du cataclysme Vienne est une ville en effervescence culturelle dans laquelle règne un extrême intellectualisme représenté entre autres par Gustav Mahler, Alban Berg, Egon Schiele, Gustav Klimt, Hugo von Hofmannsthal, Hermann Broch ou le fondateur de la psychanalyse Sigmund Freud. La première guerre mondiale achèvera de faire basculer ce monde dans le 20iè̀me siècle. Elle accompagnera la chute des empires européens et favorisera le passage d'une société traditionnelle à une société de masse. Elle produit un incroyable bouillonnement qui contribue à transférer la violence militaire des champs de bataille sur le terrain des revendications civiles et sociales. Dans tous les pays belligérants, les halls de grands hôtels deviendront des hôpitaux de fortune et les femmes le soutien indispensable à l'effort de guerre remplaçant les hommes partis au combat.